2017, encore une année difficile ?

2016 a été une difficile pour l’économie marocaine et par conséquent pour la majorité des entreprises. Le déficit pluviométrique a conduit à une baisse de la production agricole qui a ainsi entraîné un fort ralentissement de l’économie. Qu’en sera-t-il de l’année 2017 ?

L’année 2017 commence avec beaucoup d’appréhension de la part des entreprises. Toutefois, la bonne campagne agricole devrait permettre un net accroissement du PIB agricole, alors que l’activité non agricole devrait poursuivre sur un rythme de croissance modéré dans la continuité de ce qui a été observé en 2016. Selon une récente étude du Haut Commissariat au Plan, le taux de croissance du PIB serait de 3,6% contre 1,1% en 2016.

Le secteur secondaire (industrie de transformation), soutenu par la consolidation de la demande intérieure et par l’amélioration de la demande extérieure, connaîtrait une hausse de son rythme de croissance de 2,5%. Dans le détail, le secteur manufacturier devrait bénéficier de la hausse de l’investissement productif observée en 2016 qui s’est matérialisée par une augmentation de la production de biens d’équipements. Le secteur de l’automobile bénéficierait de la timide reprise en Europe, de même que celui des phosphates qui devrait enregistrer de meilleures performances qu’en 2016 dans un marché mondial moins tendu.

Le secteur tertiaire devrait consolider sa légère reprise amorcée en 2015 pour afficher une croissance de 2,4% en liaison notamment avec les effets d’une campagne agricole prometteuse sur les services marchands, en particulier, les activités du commerce et des transports. Quant aux services non marchands, ils dégageraient une valeur ajoutée en hausse de 2,2%, en raison d’une éventuelle augmentation de la masse salariale dans les administrations sous l’effet du recrutement anticipé pour l’année 2017.

Le secteur bancaire demeurerait profitable et bien capitalisé. La hausse des créances douteuses se poursuit dans le secteur textile, l’immobilier et le transport maritime, mais elles restent bien provisionnées. Le crédit devrait continuer à stimuler l’investissement de manière modérée en 2017 avec une reprise attendue des crédits aux entreprises.

L’année 2017, réserve aussi son lot de bonnes nouvelles pour les Petites et Moyennes Entreprises.

Au cours de cette année, l’agence étatique de soutien aux PME et TPE, Maroc PME, compte investir 700 millions de dirhams au profit de cette catégorie d’entreprises. L’objectif étant de contribuer au développement de l’entrepreneuriat et catalyser la croissance et la compétitivité des écosystèmes et des TPME, de renforcer les partenariats GE-TPME et de faciliter l’émergence de nouveaux modèles d’affaires.

2017 sera enfin marquée par le lancement du fonds « Innov Invest » par la Caisse Centrale de Garantie dont le but de financer les start-ups innovantes et à fort potentiel de croissance.

Malgré un attentisme des entreprises, 2017 s’annonce sous de meilleurs auspices que l’année qui vient de s’écouler.